Accueil > Le mag > Trucs et astuces > Jardinage : Des idées anti-crise par Papy Thierry

St Marc sur mer saison 2013. Voici ma première doc réalisée en 2013 et comme cela à plu autour de moi, je continue à rédiger tous les ans "mes idées". J’ai beaucoup appris également avec les jardiniers confirmés en particulier avec mon père et mon beau père. Imaginez la fierté que j’ai eue quand mon père m’a dit que l’élève avait dépassé le maître... Cette année j’aurai moins de chose à raconter avec une météo capricieuse. Je vais pouvoir envoyer malgré tout à Rustica quelques photos sympa telle que cette courge butternut de 5,4 kg et des choux de milan de belle taille, les effets du purin de consoude et d’ortie sont très efficaces. Cette année j’ai eu le mildiou dans mes tomates mais je n’ai rien arraché contrairement à la plupart de mes copains jardiniers et avec la grosse chaleur de début juillet le mildiou à régressé. je récolte toujours suffisamment de tomates pour moi et mes enfants mais je ne peux en distribuer aux amis comme d’habitude. J’ai gardé la plus grosse cuore di bue (624 g) car comme elle à résisté au mildiou peut être que ses enfants hériteront de cet acquis. Je produis la majorité des mes graines et de mes plants.


Je suis aujourd’hui retraité et j’ai passé toute ma vie professionnelle dans des industries très polluantes j’ai beaucoup travaillé dans des atmosphères saturées de poussière d’amiante, dans une usine qui fabriquait le plomb pour l’ancien carburant super, dans des raffineries et des centrales nucléaire, dans plusieurs usines d’engrais, avec souvent des horaires de 60 heures par semaine, loin de mon domicile et j’ai accepté ces conditions pendant 37 ans donc à mon départ en retraite j’avais un « ras le bol » et malgré le fait qu’on m’ait proposé de continuer à travailler, je décidais de vivre d’une façon plus naturelle comme j’habite à St Marc sur mer un terrain de 1400 m2 qui jouxte une ferme bio ou pâture une cinquantaine de vaches laitières. J

’ai commencé par créer un potager de 100 m2, une serre avec une ancienne véranda, un poulailler et j’ai réalisé un chalet de 20 m2 sur lequel j’ai fait fais poser des panneaux photovoltaïques qui produisent depuis 4 ans presque autant de Kilowatts que ce que je consomme (l’investissement photovoltaïque sera récupéré en 6 ans). Mon contrat EJP signé en 1993 avec EDF me permet d’avoir le tarif le plus bas du marché…

J’ai fait forer un puits artésien qui me permet d’être autonome en eau de bonne qualité, de plus d’après le sourcier, le trop plein de cette nappe se déverse en mer (nous sommes à 1 km de la cote) donc ma consommation d’eau n’a pas d’incidence négative sur la nature.

Je récolte mes graines pour produire en serre tôt dans la saison, des plans de salade, de tomate(en 2013 j’ai fait 200 godets de tomate), basilic, coriandre, courge etc.

Noa tient une tomate de 710 g elle vient des plans non greffés de cuore di bue (cœur de bœuf) une variété très ancienne que je sème. J’échange avec mes amis et mes voisins jardiniers des plans qu’on a en surplus cela alimente bien la convivialité du quartier en faisant des économies car les plants greffés du commerce sont chers…

Il est important de ne pas employer de produit toxique sur mon terrain car je consomme l’eau qui est dans mon sol puis j’ai comme voisin un paysan qui fait du bio et je consomme mes fruits et légumes ; je reconnais que cela est difficile car cela me prends plus de temps et j’ai parfois du mildiou ou de l’oïdium mais je peux croquer mes pommes avec la peau, manger des fraises qui n’ont rien à voir avec celles du commerce, je récolte des noix, des prunes, 3 espèces de raisin, 4 espèces de pommes, des groseilles et des brugnons.

Je réalise un grand tas de compost avec tout ce qui est biodégradable, exemple : je mets la sciure de bois naturel (chêne et sapin) mais surtout pas celle de bois aggloméré puis je l’alimente avec le crottin de cheval bio de mon frère et les déchets du poulailler ce qui me donne un excellent compost pour mon potager.

J’achète à la jardinerie Leroux (qui est de bon conseils) mes plants greffés de tomate et melon etc. ce qui me donne un très bon résultat dans la serre sur une durée deux fois plus longue qu’à l’extérieur. Cette année j’ai ramassé les dernières tomates dans la serre au mois de mars, mais cela est exceptionnel avec un hiver avec peu de gelées.

Avec mes voisins Jean et Etienne nous faisons du bois sur les terres de Bernard, le meilleur apiculteur de St-Marc, nous nettoyons et brûlons les déchets (ronces), nous laissons les plus beaux arbres (chêne, orme, saule etc.) et nous récoltons tout le bois qui est en excès. Cela nous permet de faire des économies sur le coût du chauffage.

Pour me déplacer quand c’est possible j’utilise mon vélo ou je prends en priorité ma camionnette et pour les grands parcourt j’utilise ma laguna qui à été fabriquée à Sandouville… Je roule avec une petite camionnette qui possède un moteur diesel d’ancienne génération je l’ai sauvé de l’abattoir ou plutôt de la casse ; je rempli le réservoir avec 40% de gasoil et 60% d’huile de friture de récupération que je décante et que je filtre, mon véhicule fonctionne très bien ne consomme pas plus qu’avant et lorsque je passe au contrôle technique la pollution est très faible sans parler d’économie je pense faire preuve de sens civique en opérant de cette façon mais en France contrairement à tous les autres pays Européen je n’ai pas le droit de rouler avec de l’huile végétale et je risque une amende mais comme la justice Européenne autorise l’utilisation de l’huile végétale (Directive 2003/30/CE) mon amende devra mettre remboursée mais dans des délais importants c’est le coté ubuesque de cette loi Française qui oblige à payer la TIPP (taxe indexée sur les produits pétrolier) alors que c’est une huile végétale, les 2/3 des huiles végétales sont jetées en France , un de mes nouveaux fournisseurs a reconnu qu’il les jetais dans les toilettes et malgré le fait que ce soit un produit lentement biodégradable, je ne pense pas que ce soit très bon pour les stations d’épuration… Cette situation aberrante nous fait gaspiller à l’échelle du pays des millions de litres d’huile qui seraient autant de pétrole économisé.

Aujourd’hui je vis d’une façon plus naturelle je fais des économies ce qui n’est pas négligeable à une période où on nous impose et taxe de plus en plus et je peux donner des fruits et des légumes… Les plages qui ne sont pas loin de chez moi me permettent de pécher des moules ou des huitres aux grandes marées…
Le bruit et la pollution des usines sont du passé et je savoure le présent…

Informations : Consommer de l’huile de friture dans son véhicule a quelques restrictions, cela ne fonctionne pas sur les TDI, HDI, DCI, votre pompe d’injection doit être compatible (infos sur le net), l’huile récupérée doit être suffisamment fluide, il faut donc en tenir compte avec la température, vous devez la décanter pendant plusieurs jours dans un grand récipient ce qui permet d’éliminer les impuretés et la partie saturée d’eau ensuite vous devez la filtrer. Lorsque vous roulez avec de l’huile de friture et gasoil vous devez vérifier plus souvent votre filtre à carburant et la crépine d’aspiration qui se trouve dans votre réservoir si vous êtes prêt à accepter toutes ces contraintes vous ferez des économies, vous polluerez moins et vous ferez un geste pour la planète… L’huile usagée, elle n’est pas moins bonne que l’huile neuve, car son oxydation garantit une meilleure combustion et sans particule comme le gasoil. Contrairement à la France en Allemagne l’huile de friture est retraitée par des industriels et revendue à la pompe dans de nombreuses stations… En France un pourcentage de 5 à 7% d’huile végétale neuve est injecté dans le gasoil par les raffineurs donc il faut en tenir compte lors de votre mélange personnel.

Chalet en épicéa (de nos forets) qui possède un pan à 30° (angle idéal), couvert en panneaux photovoltaïques (2 KWC) orienté Sud (orientation idéal). Le pan nord est couvert en ardoise naturelle.

Je réalise des nids dans des branches de saule creuses pour attirer les mésanges qui sont les prédateurs de nombreux nuisibles du potager et des arbres fruitiers (chenilles, carpocapse).

Je Construis des refuges pour les hérissons qui viendront manger les limaces dans le potager.

Serre orientée sud de 18 m2 réalisée avec une ancienne véranda montée sur 2 murs de parpaing, les baies sont en double vitrage. L’eau de pluie est récupérée dans la cuve de 300 l à moitié enterrée et squattée par 8 poissons qui se chargent d’éliminer les larves de moustiques…

Culture des melons sur des supports en bambous (record un diamètre de 20 cm bien sucré)

Culture des concombres sur support permet d’avoir de fruits parfaits (non déformé et un record de 46 cm en 2013).

Ce muscat de Hambourg est planté à l’extérieur et pénètre dans la serre par une ouverture, on peut le récolter avec plus d’un mois d’avance par rapport aux vignes extérieures.

La culture de radis, salades et betteraves rouges dans un grand bac en béton est réalisable sauf l’été car la température est trop élevée dans la serre mais cela reste intéressant car on peut récolter à une période où il est difficile de cultiver dans le potager…

Un échantillon de mes récoltes les melons très gros et très sucrés. De couleur crème les courgettes spaghetti se conservent plusieurs mois en cave.

Je réalise tous les ans une cabane pour mes tomates pour éviter le mildiou mais il faut débâcher dès que le temps devient plus sec pour éviter la condensation…
Aux beaux jours, je débâche la cabane mais je garde le toit si la météo est incertaine. Les petits tunnels me permettent de commencer très tôt la culture des haricots et pomme de terre.

Récolte 2013 d’oignons jaune paille des vertus, la terre de mon potager convient bien à la culture des oignons qui se conserveront parfaitement pendant un an au sous sol.

Mi octobre 2013 il reste encore beaucoup de raisin blanc qui n’a pas été traité mais seulement protégé du vent et de la pluie, le coté sud reste largement ouvert. Cette vigne dont personne ne connait le nom et qui m’a été donnée par mon oncle, n’est pas sensible aux maladies.

Mise en place d’une fenêtre sur les champs (cadeau de Jean Paul et Marie Annick) elle coupera le vent du nord cet hiver et nous permettra d’admirer la campagne à l’abri… Photo prise à la fin octobre sur la gauche on constate que les vignes et groseilliers ont perdu leurs feuilles alors que dans la serre je récolte toujours des tomates, concombres et aubergines. J’ouvre les baies lorsqu’il fait très beau pour éviter la condensation et récupérer les rayons naturels du soleil.

J’ai réalisé ce poulailler avec du bois de récupération. La partie habitation est isolée et couverte en tôles d’inox récupérées dans les déchets d’usines (chantier 2004 de Waterman en Picardie). J’ai une porte sur l’arrière de la cour qui permet aux poules d’aller se nourrir dans le champ de 20 ha au milieu des vaches…

Tomate de 710 g venant des plans non greffés de cuore di bue (cœur de bœuf) une variété très ancienne que je sème en février dans la serre. Elle est très bonne et a peu de pépins.

Le surplus des récoltes est congelé et lorsque le congélateur est plein on utilise les bocaux pour les betteraves rouges, les haricots beurre, la ratatouille, cette année 40 Kg de pommes sont passées en compote, les plus belles pommes (chailleux, reine des rainettes et rainette blanche du canada) seront plutôt croquées, non pelées, puis on peut faire de la confiture de fraise et de la gelée de mures récoltées dans les haies de la pâture de 20 ha qui se trouve derrière notre terrain …

J’ai un apprenti jardinier, mon petit fils Noa qui j’espère un jour prendra autant de plaisir à jardiner que moi. Le parterre de fleur a été planté par Bernadette.


par Fanny


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