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Découverte d’une brasserie et de la fabrication de la bière au Pouligen puis visite du musée du marais salant à Bat sur Mer et visite de la saline de François Desmars Paludier


Aujourd’hui, jeudi 2 juillet, nous avons rendez-vous en terre paludière.
Nous avons commencé par la visite de la brasserie BACA ( bière artisanale côte amour) crée 2015.

L’accueil chaleureux et passionné d’Alain Turpault nous a fait boire non pas sa bière mes ses paroles. il nous a raconté son aventure, l’histoire de la bière et de ses créations.

" A l’époque il n’y avait aucune bière en presqu’ile de Guérande" se souvient Alain. Il a commencé à fabriquer sa bière dans sa cuisine, puis dans son garage pour finir de créer son entreprise en 2015 le jour de ses 60 ans.

Maintenant il produit 40 000L de bière par an.

L’origine de la bière nous la retrouvons sur les tout premiers écrits de l’histoire, une recette de bière du côté de Babylone puis les égyptiens, Charlemagne et même Pasteur auront mis leurs grain de sel.

Il nous a expliqué le processus de la fabrication de la bière :

Dans un premier temps l’orge est broyé dans une cuve avec l’eau puis chauffé à plusieurs palliers 40° - 60° et autres, Changement de cuve où le tout sera filtré. Ce jus sucré revient dans la première cuve et est porté à ébullition où le houblon sera ajouté, ensuite direction la cuve de fermentation où sera ajoutée la levure. Après une fermentation de trois mois, on obtient une bière.
Nous avons pu découvrir ses bières telles que : La gose au sel de guérande et coriandre, bière au sarrasin et levure de champagne et une bière blanche.

Puis nous avons continué notre périple au musée du marais salant à Batz sur Mer.

Nous avons pu découvrir l’histoire des Porteresses. Ces femmes qui transportaient le sel sur leurs têtes dans un récipient appelé "la gède" . Elles pouvaient transporter jusqu’a 35 Kgs de sel.

C’est un métier qui date du moyen âge jusqu’en 1950. Elles travaillaient à deux pour permettre de soulever la gède sur leurs têtes cela s’appelle " ider" ( l’origine de ce mot est qui est plus facile d’entendre ider moi dans le marais que de dire aidez moi).

On pouvait facilement les reconnaitre à leurs tenues constituées de foulard sur leur tête pour les protéger du soleil et du sel, d’une jupe souvent de couleur foncée et attachée au niveau des cuisses pour éviter de se prendre les pieds en traversants les ponts des marais, et d’un chemisier aux manches bariolées. Elles travaillaient pieds nus pour éviter d’abimer les ponts en argile.

Ensuite nous avons découvert le travail d’une saline.

Les marais salants de guérande s’étendent environ sur 2000 hectares qui datent du moyen âge construits par des moines, selon certain écrits mais certainement plus anciens.

L’eau de mer traverse successivement les étiers, la vasière, passe par le cui "tuyau de bois", la trappe de vasière, le corbier, le tour d’eau, pour arriver aux bassins de chauffe " le far ", les adères, puis enfin dans les oeillets bassins de cristallisations pour trouver une concentration de sel de 270 à 300 Grs de sel par litre d’eau à savoir que dans la mer nous avons une concentration de 30 grains de sel par litre d’eau.

Maintenant le sel peut être récolté plutôt le matin et le soir et la fleur de sel en journée au environ de 16/17 heure.

Nous pouvons constater que le grain de gros sel est en forme de cube et la fleur de sel en forme de pyramide. Le sel est transporté dans les salorges " grenier à sel".

Notre journée s’est achevée sur l’exploitation de François Desmars, paludier, pour nous expliquer sur site le fonctionnement de sa saline. Il nous a montré les gestes avec son " las" grand râteau en bois pour ramener le sel sur le bord puis de le trousser c’est à dire de remonter le sel sur l’îlot où il sera transporté en brouette vers le tas de sel et il sera nettoyé. Puis nous avons assisté à la cueillette de la fleur de sel avec sa mousse une sorte de râteau écumoire .

En moyenne un oeillet rapporte 50 Kgs de gros sel par jour et environ 2 à 3 Kgs de fleur de sel. Le marais comporte environ 350 paludiers dont 50 femmes.

Nous avons clôturé cette charmante et très riche journée par un apéritif près de la cabane de François dans les règles sanitaires en vigueur.


par Pascal Atinault



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